Avant de rentrer sur scène, le rituel de Fabrice Lanet est immuable. Après la préparation du corps - huile et tanin -, l’athlète s’exerce à faire gonfler chacun des muscles de son corps ; Un élastique à la main, les contractions de ses pectoraux et de ses dorsaux s’enchaînent, comme s’il était à la salle. "Il faut être un peu kamikaze pour faire ce sport", sourit-il.
Ce sport ? C’est du bodybuilding (https://www.laprovence.com/article/sports/4049188856650614/nouria-aboutou-pratique-le-culturisme-pour-chasser-les-doutes), une forme de musculation extrême que ces passionnés, car ils le sont vraiment, aiment tellement qu’ils sont capables des pires sacrifices. "Musculation 1h30 par jour après 45 minutes de cardio à jeun", confirme Fabrice. Puis une "sèche" de plusieurs mois pour rendre les muscles saillants avec un régime protéiné fait d’œufs, de riz, de blanc de poulet, cinq à six fois par jour. Pour Fabrice, 33 ans, deux fois champion de France et membre de l’équipe de France chez les moins de 90 kg, c’est une perte de 16 kilos qu’il a fallu assumer entre la période de repos et la compétition. Un moment que ce trentenaire prépare depuis qu’il a seize ans. "Malheureusement, ce genre de musculature, ça ne se construit pas en une semaine", regrette-t-il.Se mettre en scène, le Graal
Chez lui, comme chez les 426 compétiteurs engagés dans ce championnat de France (https://www.laprovence.com/article/region/2078145557529615/je-me-prepare-depuis-15-mois-a-martigues-ils-ont-sorti-les-muscles-pour-le-championnat-de-%3ChighlightSearchTerm%3E%3ChighlightSearchTerm%3Ebodybuilding%3C/highlightSearchTerm%3E%3C/highlightSearchTerm%3E) placé sous l’égide de l’IFBB, (la Fédération internationale de bodybuilding) qui se déroule jusqu’à ce dimanche à la halle de Martigues (https://www.laprovence.com/bouches-du-rhone/martigues-13056), le moindre aliment est pesé, le rythme de vie est millimétré. Le Graal ultime, c’est de monter sur scène. Et de se mettre en scène.