Il est des amours forcément contrariés. Ceux qui prennent de longs chemins de traverse, s'illusionnent ou se voilent la face, s'empêtrent dans les supercheries, vont vers Pierre, Paul et Jacques, mais jamais vers l’aimant, l’amant. Choisissent le mensonge, le marchandage, le masque. La Vénus électrique de Pierre Salvadori, film d’ouverture de la 79e édition du festival de Cannes, sélectionné hors compétition, au cinéma dès ce mardi soir, raconte un de ceux-là. Deux ou trois de ceux-là même.